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Dostoïevski voit dans l’athéisme le symp

Dostoïevski voit dans l’athéisme le symptôme de la maladie du siècle, le culte de la liberté absolue. L’homme veut s’affranchir de toute limite, mais ce faisant il perd la forme même de sa nature. « L’homme s’est pris pour Dieu, et n’ayant pu supporter ce fardeau, il s’est détruit » : le monde moderne croit s’émanciper, il se dissout. Il voulait la lumière de la raison ; il tombe dans la folie de la déraison.Dans Les Démons, les révolutionnaires athées rêvent d’un paradis terrestre. Ils ne trouvent que le néant : « Ils ont voulu bâtir le ciel sur la terre, et ils ont fait l’enfer. »

L’athée, pour Dostoïevski, croit souvent aimer l’homme plus que Dieu. Mais son amour s’épuise : « L’amour des hommes sans Dieu s’épuise vite, car il n’a pas de racine éternelle. » C’est une observation psychologique autant que théologique qui dit que sans source transcendante, la compassion humaine se transforme en ressentiment ou en violence.